Dans le quotidien de Trois-Rivières on a rendu hommage à mon frère Jean pour le défi qu'il relève à son travail, je copie ici.
JEAN RELÈVERA UN NOUVEAU DÉFI
Quand il s'est amené à l'hippodrome de Trois-Rivières en 1984, le jeune diplômé en comptabilité qu'était Jean y venait pour faire un stage de vingt semaines !
Il y sera resté vingt-deux ans, et encore, le nouveau défi qu'il relèvera à la fin du mois pour Attractions Hippiques, à Montréal, aura encore un lien étroit avec l'hippodrome local.
Lien ou pas, il ne sera plus sur place, lui dont la longue silhouette hante les corridors de l'enceinte depuis tout ce temps.
Rarement aura-t-on vu ici un homme orchestre aussi complet. « Avec les derniers directeurs généraux que j'ai connus, comme ils étaient à la fois directeurs ici et ailleurs, j'ai dû m'adapter.
Les gens avaient recours à moi pour toutes sortes de situations qui étaient bien loin de mes fonctions premières de contrôleur financier et de responsable du pari-mutuel et de l'interpiste.
Ce ne fut pas désagréable, loin de là. J'ai été dans l'obligation de me familiariser avec la restauration, la diffusion satellitaire, la maintenance, la sécurité et que sais-je encore. C'est l'avantage et l'inconvénient de travailler sur une petite piste. Il faut être au courant de tout. »
Je fus initié par Réjean à mes différentes tâches administratives. Au tout début, modestement comme stagiaire, je travaillais aux laisser-passer, puis au bar, puis j'ai mis un pied dans la comptabilité de l'hippodrome lui-même.
Dans ce temps-là, on travaillait pour la ville et le comité de gestion qui en supervisait les activités. C'est incroyable, mais j'aurai connu et travaillé successivement pour huit directeurs généraux différents.
Attractions Hippiques a décidé de centraliser toute la comptabilité des quatre hippodromes à Montréal. Je continuerai là-bas de m'occuper du dossier de Trois-Rivières. Les gens qui occupent des fonctions similaires aux miennes à Québec et à Aylmer n'ont pas accepté ce déménagement.
Je les comprends. Ce n'est pas évident. Même que moi, au début en tous les cas, je n'aurai qu'un pied-à-terre à Montréal ; je conserve ma maison ici. Montréal Trois-Rivières, ce n'est pas la fin du monde comme trajet. On verra par la suite. »
Je vais conserver de très bons souvenirs des gens avec lesquels j'ai travaillé ici toutes ces années, particulièrement Chantal, adjointe administrative. Mais de tous les autres aussi : gens du pari-mutuel, guichetiers, guichetières, gens de la maintenance, même les gens du secteur courses.
Nous formons ici une grande famille et quand nous étions rassemblés jadis en fin de soirée au bar La Reprise, à cette époque c'était vraiment plaisant. Curieusement, j'aimais beaucoup aussi l'atmosphère du samedi après-midi. Je sais que ce ne fut pas un grand succès côté paris, mais il y avait à ce moment une ambiance très particulière, sans doute dû au fait qu'il y avait peu de gens. »
J'aurai été le témoin privilégié des dernières grandes transformations. À l'estrade elle-même, à la piste, à la reconstruction des écuries. Il n'y a pas beaucoup de secteurs de l'hippodrome où je n'ai été appelé en dépannage. C'est aussi ça le travail d'équipe.
C'est certain que je viendrai faire mon tour dans les prochains mois pour voir de visu les améliorations majeures que l'hippodrome subira. Mon c½ur restera ici, je crois. J'ai confiance qu'avec les nouveaux promoteurs les choses aillent en s'améliorant. Je souhaite sincèrement que ce renouveau nous amène une nouvelle clientèle. C'est crucial pour notre avenir. »
Si tout va comme prévu, Jean quittera Trois-Rivières dans la dernière semaine de novembre pour entamer là-bas une nouvelle étape de sa carrière d'administrateur. On ne peut que lui souhaiter la meilleure des chances et le remercier pour tout ce qu'il a fait pour les gens d'ici. Il nous manquera.
Jean, jusqu'ici contrôleur financier de l'hippodrome et responsable du pari-mutuel.