Une rencontre déterminante dans la vie du Père Frédéric fut celle de l'abbé Provencher de Cap-Rouge en 1881 à Paris.
Ce dernier l'invite au Québec y poursuivre sa quête pour les lieux Saints. Il séjournera huit mois au Québec. Sa réputation de faiseur de miracles naît alors.
De nombreuses personnes témoignent avoir été guéries par sa prière. Ce séjour lui donne l'occasion de rencontrer un nouvel ami en la personne du curé Luc Désilets de Cap-de-la-Madeleine.
Par la suite , il retournera en Terre Sainte pour six années encore. En 1888, il est nommé Commissaire de Terre Sainte au Canada.
Le 22 juin de la même année, il est le prédicateur lors de l'inauguration officielle du sanctuaire Notre –Dame-du-Cap.
Le soir même, se produira devant le Père Frédéric, le curé Désilets et un paroissien malade, M. Pierre Lacroix, le fameux prodige des yeux, au cours duquel la statue de la Vierge ouvrit les yeux.
Cet événement changera la vie du Père Jansoone. Il deviendra le prophète de Notre-Dame-du-Cap. Peu de temps après, avec le soutien de l'abbé Eugène Duguay le successeur du curé Désilets, Frédéric lancera véritablement la tradition des pèlerinages au Sanctuaire.
C'est une ½uvre à laquelle il consacrera 14 années de sa vie en tant que directeur des pèlerinages. Aussi, il fondera les annales du Très Saint Rosaire connues aujourd'hui sous le nom de revue Notre-Dame-du-Cap.
Il laisse le Sanctuaire aux oblats de Marie Immaculée en 1902, mais il ne prend pas sa retraite pour autant. Il prêche toujours et publie des livres . Il parcourra les diocèses de Québec, Trois-Rivières, Nicolet, Joliette et Valleyfield en prêchant ouvertement, humblement mais avec une foi qui ne cessait de changer des c½urs.
Avec l'argent recueilli par la vente de ses livres et par ses nombreuses et très populaires prédications, il contribua à la construction de cinq couvents au Québec. Le Bon Père Frédéric meurt à Montréal, le 4 août 1916 à l'âge de77 ans .
On ramène son corps à Trois-Rivières. Ce qu'il faut retenir de la vie de ce franciscain hors du commun, c'est sa générosité sans limite. Frédéric était un communicateur intarissable. Son désir de dire la grandeur de Dieu était infatigable.
Comme saint François, sa vie était ponctuée de jeûne, de partage et de pénitence. Il voulait conduire les hommes et les femmes vers Dieu, peu importe leur condition sociale, car il savait avoir une attention particulière pour les gens démunis et aux prises avec des malheurs.
On dit de lui qu'il aimait se faire proche des enfants. Le Pape Jean-Paul II béatifia le Père Frédéric le 25 septembre 1988. Le frère André lui, un ami de Frédéric, était convaincu qu'il était un saint.
En terminant, tournons notre regard vers ce portrait du Bienheureux Père Frédéric réalisé par Léo Ayotte sur l'article précédent, et écoutons ces quelques mots du Père franciscain Constantin Baillargeon :
« Par sa maigreur et ses rides, le visage donne une forte impression d'austérité, d'autant plus qu'en public il est modeste et qu'un beau sourire le détend, ce même visage rayonne la paix et la charité.
Les yeux bleus, vifs et intelligents, reflètent une grande pureté d'âme et sont comme tout illuminés de la présence de Dieu. Ce mélange d'austérité, d'amabilité et de rayonnement du divin, a beaucoup frappé les contemporains du Père Frédéric, qui affirmaient à l'envi retrouver en lui un second François d'Assise. »
http://www.geocities.com/hgig.geo/csp/bonperefrederic.htm biographie plus élaborée
http://www.ste-bernadette.com/fichier/FRAMES/PAGE12B.HTML celle que j'a copiée ici