NON SIBI SED OMNIBUS

NON SIBI SED OMNIBUS
Un petit article tiré de l'histoire de l'École des infirmières de l'Hôpital Saint-Joseph.


Une partie de l'histoire de nos 2 centres est représentée sur nos murs en témoignage du passé.


C'est au prix d'efforts constants que les aspirantes, généralement dans la mi vingtaine ont réussi.


Près de 50% d'entre elles abandonnent ou sont remerciées.


Les raisons de leur renvoi sont multiples : trop jeunes ou trop nerveuses, manque d'instruction ou de jugement, inconstance ou insoumission etc ...


À la fin de leur formation nombreuses sont celles qui oeuvrent à l'hôpital mais aussi à domicile comme visiteuses. L'Évêque de Trois-Rivières Mgr FX Cloutier, ne manque pas de souligner leur importance.


Depuis quelques temps on éprouve beaucoup de difficulté à trouver les aides nécessaires dans les familles.


Messieurs les médecins visitent et prescrivent mais après leur départ, comment leurs conseils et leurs prescriptions sont-ils suivis ?


Avec l'infirmière toutes ces difficultés disparaissent. Au delà de l'intégration de laïques parmi les hospitalières, l'École des infirmières participe à la transformation d'une activité charitable en une véritable profession de la santé.


À la fermeture de l'école en 1970, 1100 infirmières y avaient été formées.


Non pour soi, mais pour tous ! NON SIBI SED OMNIBUS

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 21:23

Modifié le mercredi 06 décembre 2006 21:35

L'arrivée des Ursulines à Trois-Rivières

L'arrivée des Ursulines à Trois-Rivières
Il y a trois siècles, le 10 et le 23 octobre 1697, arrivaient de Québec à Trois-Rivières, les premières Ursulines.


"L'allégresse était grande ce jour-là", rappellent les Chroniques.


La population de la ville était accourue au port, au pied du Platon, à six heures du matin.


Les fondatrices étaient cinq: Mère Marie de Jésus Drouet, supérieure, Mère Marie de Sainte-Cécile Le Vaillant, assistante, S½ur Françoise de Sainte-Anne Gravel, Mère Marie de la Conception Amyot et Mère Marie de Saint-Michel Drouard.


Elles avaient pour mission d'ouvrir une école et un hôpital dans la même maison.


Cette demeure, située à l'emplacement du bureau de poste actuel, avait été achetée du gouverneur, M. Claude de Ramesay, conjointement avec Mgr de Saint-Valier.

Tel est le premier chapitre trifluvien d'une histoire de 300 ans, remplis de dévouement, de courage et de foi.

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 22:28

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 17:30

Les Ursulines de Trois-Rivières

Les Ursulines de Trois-Rivières
Au début, elles étaient cinq.


Elles sont devenues mille cent vingt-six.


Elles sont actuellement cent-trente-trois. Elles continuent à marquer l'histoire d'ici et d'ailleurs.


En 1701, le roi de France Louis XIV accorde les lettres patentes autorisant l'érection du monastère et en 1702, celles de l'hôpital.


Des copies sont conservées aux Archives des Ursulines de Trois-Rivières.


En 1752 et 1806, deux incendies ravagent le monastère occupé depuis 1700, mais les vieux murs restaurés demeurent encore debout aujourd'hui.


En 1886, les Ursulines ferment leur Hôtel-Dieu dont la rue de l'Hôpital, petite rue qui descend vers le port, rappelle le souvenir.


Les S½urs de la Providence prirent la relève à l'hôpital Saint-Joseph (rue Sainte-Julie) et les Ursulines purent se consacrer exclusivement à leur mission d'éducation.


À partir de 1891, elles accepteront aussi la direction des écoles de quartier.

http://www.ursulines-uc.com/3rv.htm

# Posté le mercredi 06 décembre 2006 22:33

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 17:32

Les Ursulines et l'Hôtel-Dieu de Trois-Rivières

Les Ursulines et l'Hôtel-Dieu de Trois-Rivières
1697 – Trois-Rivières ne compte que 200 habitants lorsque Mgr de Saint-Vallier presse les Ursulines de fonder un hôpital.


L'Hôtel-Dieu de Trois-Rivières un modeste établissement de 6 lits aménagé dans la maison du Platon à l'emplacement du Bureau de Poste actuel, puis dans leur couvent de la rue des Ursulines est d'abord dédié aux plus pauvres.


Plus tard on y soigne aussi les artisans des Forges du Saint-Maurice , les militaires canadiens, britanniques, américains et même des mercenaires allemands.


Malgré un espace limité les Ursulines assistées de domestiques accueillent les patients nécessitant des soins constants sur recommandation du chirurgien ou du médecin.

Une pratique d'inspiration française

La pratique de la médecine, d'inspiration française, dans ses usages et ses pratiques demeure encadrée jusqu'en 1788, alors que l'état légifère en cette matière.

Les médecins et les chirurgiens soignent les nombreuses affections respiratoires mais aussi les engelures, la ''descente de boyau'' (hernie), le ''cour de ventre'' (diarrhée), les ''écrouelles'' (tumeurs) et les affligeantes maladies vénériennes.


Les services sont relativement dispendieux et les traitements sont limités : les saignées, les purgations et les extractions sont les interventions les plus fréquentes. Certains médecins sont rémunérés d'autres doivent recourir aux tribunaux pour obtenir leur dû.

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 21:52

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 19:23

Les Ursulines et l'Hôtel-Dieu de Trois-Rivières, suite

Les Ursulines et l'Hôtel-Dieu de Trois-Rivières, suite
Au XV11e et XV111e siècles le ''bon docteur'' ne détient pas le monopole de la guérison, on commence souvent par se soigner soi-même ou on expérimente les remèdes maison conseillés par les voisins ou la parenté.


Et lorsque les femmes accouchent on envoie quérir la sage-femme. Pour les autres maux les malades se tournent souvent vers le ''rabouteux'', les charlatans et plus encore le prêtre.


En effet la médecine s'inscrit dans le prolongement de l'Église puisque la maladie et la guérison sont liées à la spiritualité.


Le corps médical croit légèrement après 1760 et gagne en respect. Trois-Rivières compte plus de 8,600 habitants en 1881 et l'Hôtel Dieu, qui peut rarement accueillir plus de dix patients à la fois suffit difficilement à la tâche.


À cette époque les Ursulines reçoivent gratuitement des indigents mais aussi des citoyens qui paient pour leurs soins 0.25$ par jour.


L'urbanisation et l'industrialisation naissante, à la fin du X1Xe siècle accentuent la précarité de la situation.


En autres les habitudes de vie des Trifluviens favorisent de plus en plus la transmission des maladies et le développement d'épidémies

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 22:05

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 17:39